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Accueillir un enfant quémandant un sourire et ne pas repousser sa question : « m’aimes-tu ? »
Accueillir l’enfant pauvre à la main qui supplie et ne pas éviter le regard qui attend.
Accueillir un petit avant même qu’il naisse et ne pas massacrer l’innocent qui veut vivre.
Accueillir le vieillard qui retombe en enfance et ne pas mépriser son visage fripé.
Accueillir cet enfant qui se cache en nous-mêmes et ne pas empêcher sa fraîcheur de renaître.
Accueillir l’Enfant-Dieu qui est né de Marie et ne pas lui fermer notre cœur qu’il veut prendre.
Un appel, une étoile, un chemin où marcher : accueillir cet enfant, c’est accueillir son Père.
Et comment l’accueillir sans d’abord recueillir dans un coin de notre âme un peu d’éternité ?
Paix de Noël ! H.D
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